Écrire un roman avec la méthode Flocon

Excellent article publié sur cinqpetitessecondes.wordpress.com !

Cinq petites secondes

Comme disait un chroniqueur sur France Inter à l’heure du petit déjeuner, « je ne sais pas vous mais moi »…

… J’ai longtemps souffert du syndrome de la page blanche.

Mes problèmes étaient multiples et sommes toutes communs:

  • Distractions.
  • Manque de temps.
  • Manque de confiance.
  • Peur du jugement des autres.
  • Frustrations.
  • Manque d’idées exploitables.

Cela dit, des idées j’en avais… par dizaines.

Et c’est bien cela le problème, j’en avais trop pour un seul roman. Tout ce que je voulais crier au monde, avec cette énergie propre aux jeunes idéalistes, bouillonnait en moi, et m’empêchait de commencer.

La page blanche.

Jusqu’à ce que… je découvre la méthode flocon. Mais, me direz-vous, serais-tu en train de faire de la réclame pour un nouveau produit miracle?

Ce à quoi je répondrai : Oui. Mais au moins je ne vous ai pas fait l’offense d’illustrer cet article par une photo de flocon de neige, donc…

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Raison et Sentiments

raison et sentimentsAuteur :  Jane Austen ( Royaume-Uni )

Biographie : Jane Austen fait partie d’une fratrie de huit enfants. Son père, George Austen, est pasteur et les revenus de la famille Austen sont modestes mais confortables. En 1782, Jane et Cassandra, sa sœur, sont envoyées à l’école à Oxford, puis à Southampton et à l’Abbey School de Reading. Après une éducation brève, qu’elle complète grâce à la bibliothèque paternelle et aux conversations familiales, Jane commence à écrire. Elle va travailler avec acharnement (pratiquement jusqu’à sa fin), malgré une relation amoureuse douloureuse, la mort de son père et la maladie, dont elle va mourir à quarante-deux ans.

Présentation : Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l’hypocrisie feutrée.

L’aînée, Elinor a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s’éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de cœur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît…

Mon avis : Je ne suis pas une familière de l’univers de Jane Austen mais je suis définitivement conquise. Je gardais un très bon souvenir du film ( il est très rare que je visionne les adaptations de romans) et je me suis finalement décidée de le lire. Si à priori, le récit peut paraître fade au premier abord, il n’est question que d’héritages, de rentes et de potentiels prétendants, le style de Jane Austen compense le reste. Elle dépeint avec ironie et parfois même de l’humour, le caractère plutôt étriqué et parfois ridicule, de ses contemporains en cette Angleterre du XVIII ème siècle. C’est une lecture définitivement rafraîchissante et qui plaira d’avantage à ces dames qu’à ces messieurs à mon humble avis.

Tous les salons littéraires en un clic !

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Le Diable, tout le temps

le diableAuteur : Donald Ray Pollock ( États-Unis )

Biographie : Donald R. Pollock vit à Chillicothe (Ohio) où il a travaillé dans une usine de pâte à papier pendant trente deux ans en tant qu’ouvrier et conducteur de camions. C’est à l’âge de 50 ans qu’il publie son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé « Knockemstiff ». Son deuxième ouvrage, « The Devil All The Time » (« Le diable, tout le temps »), paraît en 2011. Publishers Weekly le considère comme l’un des dix meilleurs livres de l’année. En France, il remporte notamment le Grand prix de littérature policière et le prix du Meilleur livre de l’année du magazine Lire en 2012, puis le Prix Mystère de la Critique en 2013 avec ce second roman.


Présentation:
Dans la lignée des oeuvres de Truman Capote, Flannery O’Connor ou Jim Thompson, un roman sombre, violent et inoubliable sur la condition humaine.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s’entrechoquent. Willard Russell, qui a combattu dans le Pacifique, est toujours tourmenté par ce qu’il a vécu là-bas. Il est prêt à tout pour sauver sa femme Charlotte, gravement malade, même s’il doit pour cela ne rien épargner à son fils Arvin… Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et prend de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu’il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Theodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Donald Ray Pollock s’interroge sur la part d’ombre qui est en chaque individu, sur la nature du Mal. Son écriture est d’une beauté inouïe mais sans concessions. Avec maestria, il entraîne le lecteur dans une odyssée sauvage qui marque durablement les esprits.

Mon avis: Je sors de cette lecture avec la sensation d’avoir reçu un coup de poing à l’estomac. C’est violent, cruel, sombre et malsain. C’est toute la misère humaine que nous dépeint Pollock à travers le destin d’une bande de paumés ou « sans âmes ». Ça commence mal, ça continue encore plus mal, et ça finit encore pire… Je recommande vivement mais à condition d’avoir le cœur bien accroché.

 

Défense de tuer

Defense-de-tuerAuteur : Louise Penny

Description: Au plus fort de l’été, le Manoir Bellechasse, un hôtel luxueux des Cantons-de-l’Est, accueille les membres d’une riche famille canadienne-anglaise venus rendre un hommage à leur défunt patriarche. Dans les esprits comme dans le ciel, l’atmosphère s’alourdit et une tempête s’abat, laissant derrière elle un cadavre presque trop bien mis en scène. Mais qui aurait l’audace de tuer sous les yeux de l’inspecteur-chef Armand Gamache qui célèbre là, comme chaque année, son anniversaire de mariage ? Au cœur des bois, derrière les convenances et les sourires polis, la haine et le passé refont surface, persuadant Gamache que le meurtre est comme l’orage : une libération.

Mon avis: Et vous pensiez que votre famille était dysfonctionnelle ? Bienvenue chez les Morrow ! Louise Penny nous entraîne dans huis-clos dans un hôtel au Canada en plein été caniculaire. Ce roman est mon premier de cette auteure dont le style rappelle beaucoup celui de la très illustre Agatha Christie. L’intrigue progresse lentement, des indices sont semés à petites doses, j’avoue avoir été dupée et avoir suspecté le mauvais personnage ! En résumé, j’ai passé un très agréable moment et je recommande vivement.

Le club Jane Austen

club jane austenAuteur: Karen Joy Fowler

Description: En ce début de XXe siècle, un club singulier voit le jour en Californie. Comme d’autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l’œuvre de Jane Austen. S’ensuit une sublime chronique sur l’air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l’éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d’épreuves, de séductions et de jeux entre l’impossible et le possible que seul peut dénouer l’amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n’est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies.
Avec Le club Jane Austen, aux conversations tour à tour enjouées, intelligentes et anodines, Karen Joy Fowler nous offre un roman délicat et réussi, qui célèbre le bonheur de la lecture.

Mon avis: Très belle découverte que celle de ce roman. Au fil de ces réunions au cours desquelles les membres du club échangent leurs impressions sur les romans de Jane Austen, nous en apprenons un peu à chaque fois sur leurs vies, leurs amours, leurs peines et leurs désillusions. Le narrateur (de qui s’agit-il ?) observe ces individus et nous livre leurs petits secrets. Lecture très divertissante, roman rafraîchissant, je relirai cette auteure.

Comment écrire un portrait ?

jeune fille perleDans les étapes de l’écriture, celle du portrait est très importante. Arriver à décrire un personnage assez précisément et exactement comme vous l’imaginiez est un travail de longue haleine.Faire le portrait d’un personnage est un élément essentiel du récit qui fait appel à votre sens de la description. Le por­trait apparaît toujours à un moment clé de la vie de votre personnage.

Avant de vous lancer dans l’écriture d’un portrait, il faut réfléchir à l’importance que votre personnage va prendre au cours de votre récit. Les deux questions à se poser sont les suivantes :

  • S’agit-il d’un personnage important ou d’un personnage secondaire ?
  • Que va apporter la rédaction de ce portrait à votre récit ?

Ensuite, vous pou­vez en décrire les caractéristiques physiques principales et détailler sa personnalité, ses traits de caractère. Certains décrivent aussi quelques habitudes du personnage. Pour éviter les listes rébarbatives et les détails insignifiants, utilisez des compa­raisons, enrichissez le texte de métaphores, d’oppositions, de contrastes et d’antithèses.

N’hésitez pas à jouer avec toutes les figures de style à votre disposition. Usez-en et abu­sez-en pour faire naître dans l’esprit de votre lecteur le personnage le plus proche possible de vos pensées. Ne faites pas de trop longues descriptions qui perdront votre lecteur.

Intercalez quelques scènes d’actions qui permettront d’ajouter des éléments au portrait de votre personnage. Vous pouvez même intégrer des dialogues qui entrecouperont le portrait et donneront un peu plus de vie au texte.

Il est important de varier vos mots, d’utiliser un vocabulaire précis. On doit pouvoir obtenir un portrait crédible, cohérent et facile à ima­giner ou à s’approprier pour le lecteur.

Pensez à diversifier vos phrases pour éviter des redondances et donner de la vivacité au portrait. Par exemple, vous pouvez entrecouper le texte de phrases exclamatives ou interroga­tives. Le narrateur peut également intervenir et exprimer un avis ou faire des commentaires. L’important est de conserver l’intérêt du lec­teur, en lui faisant prendre connaissance d’un certain nombre de détails, essentiels pour cer­ner votre personnage. Il ne doit pas perdre le fil de l’histoire ni décrocher.

Voici deux très beaux portraits :

Le vieil homme était maigre et sec, avec des rides comme des coups de couteau sur la nuque. Des taches brunes causées par la réverbération du soleil sur la mer des Tropiques marquaient ses joues ; elles couvraient presque entièrement les deux côtés de son visage ; ses mains portaient les entailles profondes que font les filins au bout desquels se débattent les lourds poissons… Tout en lui était vieux, sauf son regard qui était gai et brave, et qui avait la couleur de la mer.

Ernest Hemingway – Le vieil homme et la mer

Ugolin venait d’atteindre ses vingt-quatre ans. Il n’était pas grand, et maigre comme une chèvre, mais large d’épaules, et durement musclé. Sous une tignasse rousse et frisée, il n’avait qu’un sourcil en deux ondulations au-dessus d’un nez légèrement tordu vers la droite, et assez fort, mais heureusement raccourci par une moustache épointée qui cachait sa lèvre ; enfin ses yeux jaunes, bordés de cils rouges, n’avaient pas un instant de repos, et ils regardaient sans cesse de tous côtés, comme ceux d’une bête qui craint une surprise. De temps à autre, un tic faisait brusquement remonter ses pommettes, et ses yeux clignotaient trois fois de suite : on disait au village qu’il « parpelégeait » comme les étoiles.

Marcel Pagnol – Jean de Florette

Virginia

virginiaAuteur: Jens Christian Grøndahl

Présentation: Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n’épargnent pas même cette grande demeure bourgeoise construite au bord de la mer du Nord. Ses propriétaires, un couple sans enfants, accueillent leur jeune neveu de quatorze ans, mais aussi la fille adolescente de la couturière de Madame, pour la mettre à l’abri des bombardements qui menacent Copenhague.

Lorsqu’un avion s’écrase non loin de là dans les dunes, un drame silencieux va se nouer entre les deux adolescents et un pilote britannique…

Mon avis: Un roman très bref, dépouillé et extrêmement émouvant où le narrateur se remémore un épisode survenu lors de son adolescence et qui le hantera jusqu’à la fin de ses jours. Par petites notes subtils, l’auteur nous distille des détails sur la vie gâchée de Virginia. Le narrateur saura-t-il se faire pardonner ? Je vous laisse lire ce merveilleux roman afin de la découvrir.

Incipit ? Cékoiça ?!

book-2Le mot « incipit » (du latin incipere: « commencer ») désigne les premiers mots d’un texte, son début. Dans certaines traditions, l’incipit donne également le titre au texte en question. Parfois, on utilise le terme français de « phrase-seuil ». Dans la presse, on parle de « chapeau ».

J’avoue choisir souvent mes lectures en fonction de leur incipit plutôt que de la quatrième de couverture. Voici une liste non exhaustive d’incipit qui m’ont marqué :

« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon. »

                                                                                                       Anna Karénine (1877) – Léon Tolstoï

« Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. »

                                                                                     Cent ans de solitude – Gabriel García Márquez

« Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. »

                                                                                                                       L’Étranger – Albert Camus

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier. »

                                                                                                             Orgueil et Préjugés – Jane Austen

« Les curieux évènements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 194*, à Oran. »

                                                                                                                             La Peste – Albert Camus

L’Île Panorama

Auteur: Edogawa Ranpo

ile-panoramaPrésentation: Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les œuvres d’Edgar Allan Poe, entreprend la construction d’une île idéale conforme à son imagination : usurpation d’identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s’appeler aussi l’enfer. Pour s’en faire une idée, le lecteur devrait sans doute puiser dans ses cauchemars les plus extravagants, les plus cruels, mais aussi les plus beaux.

Mon avis: Il s’agit de mon premier roman d’Edogawa Ranpo et pour sûr, j’y reviendrai. Son écriture est précise, sans fioritures, et cette histoire se lit d’une traite. L’intrigue et le style notamment rappellent énormément ceux d’Edgar Allan Poe dont l’auteur japonais était un grand admirateur ( vous le remarquerez dans la sonorité de son pseudonyme). Sans aucun doute, je recommande.